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Dimanche
29 juin - AAPPMA - Une Pêche fructueuse Une trentaine de pêcheurs se
sont retrouvés sur les bords du canal de Chalifert pour le concours organisé par
l'AAPPMA (Association agréée de pêche et de protection du milieu aquatique d'Esbly-Condé),
le dimanche 29 juin. |  |
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21
juin 2003 - Le coq reprend sa place Au sommet de l'église Saint-Jean-Baptiste Presque
311 ans après l'inauguration de l'église, le coq remis en état a retrouvé sa place
initiale. Cette année, la traditionnelle fête patronale de la Saint-Jean à
Esbly n'était pas tout à fait comme les autres. Par un hasard du calendrier, presque
311 ans après l'inauguration de l'église St-Jean-Baptiste (24 juin 1692), c'était
le moment de remettre en place au sommet du clocher le coq qui la domine depuis
tant d'années. Certes, il n'était pas d'origine mais, de mémoire d'Esblygeois,
on ne se souvient pas avoir jamais contemplé ce coq autrement que dans les hauteurs
du ciel en levant bien haut les yeux. Un ciel qui, justement, était fort bleu
en ce samedi 21 juin, premier jour de l'été. Tout un symbole qui donnait encore
plus de force à la signification de la présence des coqs au sommet des édifices
religieux et sur bon nombre de bâtiments officiels, c'est-à-dire : renouveau,
chantre de la clarté, courage et force. Rappelons que la municipalité a entrepris,
au printemps, un grand chantier de rénovation complète de l'église, bâtiment communal,
tous corps d'états confondus, qui doit durer environ 14 mois. | 

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|  |  | Tandis
que les maçons oeuvrent, charpentiers et couvreurs ont été les premiers à être
mis à l'honneur et à faire admirer leur travail aux Esblygeois. La Société Normande
de couverture (SNCP) avait fièrement fait flotter le drapeau de sa région d'origine
au sommet du clocher en attendant que le coq vienne reprendre sa place. Dans
son discours, Mme le maire a rappelé que le mot artisan a la même racine étymologique
que celui d'artiste. Et c'est bien de cela qu'il s'agit lorsque l'on contemple
l'admirable travail réalisé par les compagnons couvreurs. Une tonne de feuilles
de plomb ont été mises en place sur le clocher, façonnées à la main " une
restauration faite pour durer un siècle ! ". 
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| La
fête proprement dite a permis de retrouver une tradition que les élus ont découvert
grâce aux discussions avec les hommes de l'art durant les réunions de chantier.
Pas question de remettre un coq en place sans le promener dans les rues du village.
Les artisans le présentent, de maison en maison, et toutes personnes qui le touchent
ont un bonheur assuré ! | La coutume veut aussi que, pendant
le défilé, les habitants offrent boissons et espèces sonnantes et trébuchantes
aux couvreurs. C'est ainsi qu'élus, badauds et artisans ont fièrement formé un
cortège pour visiter chaque commerce esblygeois en pleine affluence du samedi
matin. Les enfants, tout particulièrement furent ébahis et, même, très émus. Eux,
peut-être, auront la chance de revoir un jour une telle cérémonie. Du moins garderont-ils,
grâce aux photos prises par leurs parents, le souvenir qui leur permettra de dire
" j'y étais ". Quant aux moins jeunes ? On ne résiste pas au
plaisir de trahir un secret car il y a prescription. Comme tous les coqs de clocher,
notre coq avait eu droit à quelques impacts de balles et… il reste des coupables,
en liberté, dans Esbly. Aucun nom n'a été dit mais il y a des petits sourires
qui en disent long. Encore une tradition : lors des mariages, viser le
coq amusait beaucoup les convives. Après la promenade, notre coq, épris de liberté,
ne pouvait regagner son perchoir sans recevoir l'hommage de l'église qui l'accueille.
Place de l'Eglise, l'émotion était à son comble lorsque le père Guerrier fit un
bien beau discours, s'adressant à la foule puis au coq, lui-même, l'exhortant
à veiller sur la commune et ses habitants avant de le bénir. |  |

|  | Quand
il fallut entreprendre l'ascension du clocher, bien que l'échafaudage présentait
toute la sécurité nécessaire, Madame le maire, sujette au vertige eut bien du
mal à atteindre le sommet. Les couvreurs désignèrent un jeune compagnon pour fixer
le coq au faîtage. Très ému, il s'acquitta de sa mission avec brio. Tout en bas
les applaudissements crépitaient. Tout en haut, on avait bien du mal à contrôler
ses battements de cœur. 
| Et
quelle ne fut pas l'émotion lorsque les couvreurs remirent à Mme le maire, au
pied de l'échafaudage, la sébile (vidée de la collecte réalisée en ville !) :
un pichet réalisé sur le chantier par les ouvriers, en cuivre et étain, gravé
à la date de ce 21 juin 2003. Le produit de la quête fut conservé, bien sûr, par
les auteurs de ce merveilleux travail. Que tous les donateurs soient ici remerciés.
Les commerçants ont été formidables. |  | C'est
une bien belle matinée qui restera dans les esprits avec cette pointe de solennité
qui laissera à chacun le sentiment d'avoir vécu quelque chose qui " ne se
reproduit pas tous les jours ". Dans 100 ans… peut-être ! Merci enfin
à M. Thoretton, l'architecte, homme de l'art, si présent au quotidien depuis le
début du chantier, qu'on en a oublié de saluer son travail essentiel et remarquable.
On se rattrapera le jour de l'inauguration de l'église. L'impatience est à son
comble. Rendez-vous au printemps prochain ! TRADITION
DU COQ Comment le coq est devenu NOTRE COQ… Parce
que ce jour là il faisait si beau à Esbly… Parce que le ciel, tout là-haut
était si bleu… Parce que les compagnons couvreurs, avec le coq dans les bras,
n'étaient pas, de toute évidence, les premiers venus… Parce que nous étions
là, nombreux, heureux de nous connaître et de nous reconnaître… Parce que les
portes, dans la ville, se sont ouvertes pour laisser entrer le coq porte-bonheur… Parce
que nous l'avons tous caressé, fêté, honoré… Parce que les bourses se sont
déliées pour récompenser les ouvriers… Parce que Monsieur le Curé, pour la
bénédiction avait revêtu sa chasuble blanc et or des jours de fête… Parce que
nous avons regardé avec émotion, tête levée vers le ciel, ce coq qui montait peu
à peu… Parce que, hardiment, nos élus et tous ceux qui le voulaient l'ont accompagné
jusqu'au haut du clocher… Parce que le jeune compagnon l'a installé, bien à
l'aise, tout là-haut… (N'a-t-il pas chanté alors ?) Parce qu'il s'est
mis à tourner dans le vent… Parce que, c'est sûr, c'est lui qui nous regarde
maintenant… Parce que, plus jamais, nous, nous ne le regarderons de la même
manière, puisque ce coq, c'est NOTRE COQ ! Liliane VILNOY - Esblygeoise
Esbly - 21 juin 2003 |
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